Silvette MANTE
« J’affronte l’inconnu, j’accueille l’aléatoire. Parfois cela « me parle », parfois cela ne « donne rien ». J’aime ce dialogue avec le support et la matière.
Poser la couleur et puis gratter, enlever, détruire, et puis, tendue dans l’exigence d’être juste sans laisser s’échapper la spontanéité, poser à nouveau la couleur, et puis savoir encore lâcher prise, effacer, garder ou transformer… Un peu comme nous construisons cet instant du présent avec les strates de nos souvenirs.
Accepter l’inachevé pour mieux rebondir, ne pas fermer pour que l’autre puisse trouver sa place.
Me sentir actrice et vivante là, ici et maintenant, sur ce merveilleux et périlleux terrain d’exploration et d’expérience, et dans une débauche d’énergie, c’est ainsi que j’aime peindre. » Sylvette Ruché. 20 novembre 2007